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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 18:54



Deuxième partie : l’islam conquérant à l’assaut de l’Europe



(Trouvez ici la première partie de ce dossier)



Islam et femmes en EuropeDans l’interprétation actuelle, une religion, cela signifie quelque chose relevant uniquement de la sphère privée de chaque individu. Donc, par là même, quelque chose à propos de quoi il serait inconvenant et antidémocratique de légiférer. Au demeurant aussi quelque chose appelé à s’effacer devant le Progrès si l’on en croit Auguste Comte et Karl Marx. Pour qui veut analyser un fait de civilisation, les Européens ont commis la faute, gravissime, d’ethnocentrisme.


Emmurés dans leurs idées fausses, ils n’ont pas vu naître et enfler la réislamisation
en cours à la fois dans les pays musulmans et au sein de la diaspora. Ils n’ont pas mesuré l’ampleur du phénomène ni saisi sa nature.


Ils n’ont pas compris que les peuples musulmans étaient en train de récupérer leur identité, affaiblie et malmenée par la parenthèse colonisation-décolonisation. Ils n’ont pas compris non plus qu’il s’agit là de l’expression contemporaine de la dynamique fondamentaliste involutive, qui est un des traits génétiques de l’islam.


Un aveuglement de confort du même ordre amène les Européens à nier l’existence d’une intention de conquête
de leur continent. Ils ne redoutent le danger islamique que sous la forme des attentats désordonnés de la nébuleuse terroriste.

Femmes afghanes, la journée de la femme


Pour avoir eu connaissance de ce plan de la bouche d’un « islamiste » en 1994 et en avoir suivi la réalisation quasiment au jour le jour depuis quinze ans, je suis en mesure d’affirmer son efficacité.


Mon interlocuteur m’avait révélé une stratégie de conquête
 subversive, “en peau de panthère”, portant sur les lois, les coutumes et modes de vie, puis sur les territoires eux-mêmes : « Un jour, nous exigerons l’équivalent des “places de sûreté” qui furent accordées aux protestants au XVIème siècle », m’avait-il dit.


Dans un premier temps, deux objectifs étaient prioritaires :


-faire venir sur le continent le maximum d’originaires des pays musulmans et les réislamiser;

-banaliser l’islam en Europe.


Dans cette phase, la violence
devait être évitée. Cependant, elle pouvait être décidée ponctuellement : pour faire pression sur un gouvernement, rappeler aux pouvoirs publics la puissance de la “communauté”… À un certain moment, les peuples indigènes se rebellant, elle deviendrait inéluctable. Mais, avait conclu mon informateur, « Si les indigènes européens se révoltent, les Américains et leur alliés sauront vous imposer une solution de compromis. »


Dans ce conflit, nous avons jusqu’à maintenant perdu tous les combats sans même savoir qu’ils nous étaient livrés. Ainsi, nous avons subi une véritable déroute dans la bataille des prénoms : tout enfant immigré reçoit désormais un prénom musulman, ce qui le rattache, à jamais, ainsi que ses descendants, à la communauté musulmane.


Nous sommes en train de perdre la bataille du ramadan, qui permet de détecter les mauvais croyants et de les punir en conséquence…


Cette action, qui ne pouvait pas ne pas être dès lors que l’islam constatait notre avilissement selon ses critères et notre faiblesse à son égard, est conduite par des mouvements nés dans les villes pour contrer la colonisation et l’occidentalisation. L’un des principaux est celui des Frères musulmans(*), apparu en Égypte dans les années 1920, avec le concours des services secrets britanniques, qui voulaient faire pièce aux nationalistes.

Ces hommes sont des stratèges sachant jouer avec le long temps, des tacticiens rusés. Ils nous connaissent bien, alors que nous ne savons rien d’eux. Ils reçoivent des subsides des pétrodynasties, obligées de se dédouaner de leurs alliances commerciales et militaires avec l’Occident. Ils sont assurés par ailleurs du soutien des dirigeants américains, républicains et démocrates pour qui l’islamisation
de l’Europe est un moyen radical d’empêcher la création d’une Europepuissante (le discours prononcé au Caire le 4 juin 2009 par Barack Hussein Obama est révélateur). Enfin, ils bénéficient de ces outils de propagande hors pair que sont les télévisions satellitaires.

Confortés par leurs succès incessants et l’absence de réaction de l’adversaire, ils sont persuadés que l’Europe
sera musulmane avant la fin de ce siècle et ont convaincu de leurs certitudes la grande majorité des musulmans dans le monde.


Face à cette offensive, quelle peut être la réaction des Européens ?


Tout d’abord, apprendre l’islam et l’arabe (sa langue matricielle) qui, non indo-européenne, véhicule des concepts qui ne sont pas les nôtres et dont la traduction peut être source d’erreurs catastrophiques.


Sortir de nos islams rêvés : l’islam auquel  nous avons à faire face n’est pas l’islam en repli et sous contrôle de l’Algérie française ou de la Turquie kémaliste, ni l’islam mystique de René Guénon ou de Massignon.

Toute identité forte offre un cadre pour la réalisation de soi, un projet de développement personnel et de dépassement.


Renoncer à l’espoir d’une réforme de l’islam, qui n’est demandée par aucun musulman sinon, en Europe
, par de petits malins - et qui est sans doute impossible.


Nous interroger aussi sur ce qui attire, exalte, meut les musulmans en guerre, particulièrement les new Born et les convertis agissant en
Europe.


La réponse est difficile à comprendre pour nos dirigeants et nos intellectuels formatés sur l’idée de la primauté de l’économie. L’islam apporte avant tout une identité à des individus ou à des peuples bousculés ou humiliés dans leurs valeurs et manières d’être, étrangers à notre culture ou la récusant. Cette identité a prévalence sur toute autre : ethnique ou nationale… On en hérite ou on s’y rallie, mais on ne peut en sortir sous peine de mort (le péché-crime d’« apostasie »). Elle est exigeante, avec une hiérarchie claire des valeurs. Elle comporte de multiples devoirs, qui, immédiatement, structurent et mettent fin à la névrose des interrogations et des changements née de notre relativisme. C’est bien autre chose qu’un papier de naturalisation ou une carte de séjour.


Le retour à cette identité ancestrale, originelle, suscite la fierté d’appartenance, par la distinction nette avec les autres, tous les autres, mais aussi par la référence à des siècles de gloire, à des victoires sur l’ancien colonisateur (le croisé), cela dans un système linguistique sémitique où l’histoire de l’islam prend place dans un inaccompli, un en-cours, qui place les faits d’hier sur le même plan que l’actualité d’ici et maintenant.


Autrement dit, l’islam offre un cadre pour la réalisation de soi (”un besoin vital de l’individu”, selon le psychologue américain Abraham Maslow), un projet d’ontogenèse, et sous le signe valorisant du sacré, qui appelle au dépassement, jusqu’au sacrifice de la vie.


«L’isl
am représente, pour des centaines de millions d’hommes, et pour longtemps, ce qui précisément nous quitte, un ordre spirituel et moral»
(Claude Imbert, Ce que je crois).


Ajoutons que l’islam apporte  aussi dans nos banlieues la justification d’une “virilité” affirmée, de l’esprit de bande, de la transgression et de la violence
en territoire de conquête… plus les flots d’argent venus du Proche-Orient.


Face à ces facteurs de réislamisation
, que peuvent les luttes contre la discrimination, les ”plans-banlieue”, les tentatives de constitution d’un islam à la française, compatible (comment?) avec les lois de la République ? Rien. Strictement rien.

Plans banlieue et islam


Seule la prise de conscience nette de la stratégie de conquête
et la mise en œuvre d’une stratégie de contre-offensive peuvent arrêter la déferlante. Les Européens ont à sortir du piège “islam-religion”, véritable cheval de Troie des conquérants. Il leur appartient de définir un statut juridique de l’islam en Europe qui prenne en compte toutes les composantes de cette entité complexe.


À l’intérieur de leur territoire, qu’ils appliquent leur justice - la justice, une notion forte en islam - et ne cèdent rien, non seulement sur leurs valeurs, mais aussi sur leurs manières d’être (deux volets indissociables au regard de l’islam), sous peine de passer pour des hommes sans honneur, donc vaincus d’avance.


Pour l’extérieur, “justice” se dit “réciprocité” : encore une notion qui sera facilement comprise par les musulmans.


À ces conditions, nous pourrions arriver très vite à une coexistence entre islam et Europe
sur la base de la considération, du respect mutuel (« respect » : un mot à connotation sacrée en islam).


Comme le prévoyait mon interlocuteur “islamiste”, il est probable que l’Europe
se réveillera. Un jour, les peuples refuseront de se laisser asservir, de laisser tuer leur civilisation. Ils relèveront le “défi” (au sens fort que donnait à ce mot Arnold Toynbee). Alors, la confrontation sera plus ou moins ample et longue.


Tirons sans attendre les leçons de l’histoire de nos défaites. Pensons au sort des Byzantins et des Perses, qui sous-estimèrent la capacité de conquête
de ces Arabes qu’ils croyaient connaître et qu’ils méprisaient.


Source : René Marchand, La Nouvelle Revue d’Histoire ( N° 44, septembre 2009 )


Commentaire de VV&D:

L'évocation d'un "plan de conquête" de l'Europe par l'islam mis en place par des organisations islamistes est confirmée par les Renseignements Généraux (voir ici).

Meme sans vouloir sombrer dans la paranoïa, il est difficile de nier que l'islam s'est introduit en profondeur et sans contrôle dans nos sociétés, profitant de l'aveuglement et de l'ignorance de nos dirigeants.

(*): L'organisation des frères musulmans prône l'instauration d'états islamiques non démocratiques dont les lois seraient directement inspirées de la charia. L'Europe est aussi visée par ce projet. plusieurs organisations présentes en France s'inspirent de l'idéologie des frères musulmans.


En 1973, les Frères musulmans participent à la fondation du Conseil islamique d’Europe, mais c’est surtout dans les années 1980 qu’ils reviennent sur le devant de la scène avec la fondation de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE) et de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) (1983), émanation de la précédente. La majorité des cadres de l’UOIE sont membres de l’UOIF. Bien que ces deux organisations ne se reconnaissent pas officiellement comme satellites des FM, elles s’appuient essentiellement sur les idéologies d’Al-Banna, Qutb et Maududi, ainsi que sur les fatwas d’Al-Qardawi. Fouad Alaoui avoue souvent rencontrer Al-Houweidi, « ambassadeur » des Frères en Europe. Par ailleurs, l’UOIF partage le projet panislamique des Frères musulmans.

Source: Wikipédia

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Jeanne 17/10/2009 14:05


« Au demeurant aussi quelque chose appelé à s’effacer devant le Progrès si l’on en croit Auguste Comte et Karl Marx. Pour qui veut analyser un fait de civilisation, les Européens ont commis la
faute, gravissime, d’ethnocentrisme.
Emmurés dans leurs idées fausses, ils n’ont pas vu naître et enfler la réislamisation en cours à la fois dans les pays musulmans et au sein de la diaspora. Ils n’ont pas mesuré l’ampleur du
phénomène ni saisi sa nature. »

J’avais déjà lu cet excellent article de René Marchand sur un autre site, et j’ai aussi lu son non moins excellent « Mahomet, contre-enquête ».
En citant Comte et Marx, René Marchand veut-il faire sacrifier à ce qu’avec Robert Redeker j’appelle la « religion du Progrès », et qui est « l’opium de l’Histoire » ?
J’espère que non.
L’ethnocentrisme occidental a été dénoncé par les marxistes aussi bien dans les pays ex-communistes, qui ont fomenté les révoltes dans les pays colonisés, formé, financé et armé les rebelles, y
compris les terroristes (voir Ion Pacepa ancien directeur des services secrets roumains et Mitrokhine, ancien colonel du KGB), que dans les pays de l’Occident libre, qui pensaient que les peuples
colonisés allaient adopter le point de vue marxiste.
Le paradoxe est que les Américains ont joué le même rôle déstabilisateur avec leur doctrine du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », principe fondateur des Etats-Unis d’Amérique, ancienne
colonie britannique. Cette doctrine a fait s’arroger au Président Wilson le droit de détruire l’empire austro-hongrois en 1918, en reconnaissant des états séparés fondés par des « minorités
agissantes », sans aucune consultation populaire.
Ces Américains ont joué le même rôle néfaste que les communistes.
Eux aussi ont contribué à l’éveil du nationalisme arabe et au développement des démons du djihad.
Les uns par haine du capitalisme auquel ils veulent substituer la bienfaisante Dictature du prolétariat, dont on a vu les magnifiques réalisations dans les « pays de l’Est » ; les autres par haine
de l’Europe, « colonisatrice » et prétendument oppressive, et aussi par haine de protestants contre d’autres protestants et surtout contre des catholiques…
Au autre paradoxe est que les Américains ont participé à l’offensive contre l’empire ottoman dont les pirates avaient attaqué des navires américains, en envoyant une flotte contre Tripoli, en
1815.
Les exactions dues au piratage ottoman et musulman depuis la conquête du Maghreb par les musulmans ont déclenché les représailles qui ont abouti à la colonisation de l’Afrique par les Européens… On
l’oublie trop souvent…


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